SANS PRÉTENTION, ni IMPORTANCE

SANS PRÉTENTION, ni IMPORTANCE

ESSAIS


Libre choix!!! (mon testament)

  Libre choix !!! (mon testament)

Cheveux blancs, ou poivre et sel avec beaucoup plus de sel, clairs semés au gré du vent, et des ans parfois laborieusement traversés, peaux tannées, ridées, plissées aux taches brunes et excroissances de chair proéminentes, lèvres humides et baveuses aux commissures, regards aux yeux glauques, perdus dans un lointain qui se rapproche dans une atmosphère pesante, membres tremblants comme des feuilles sur l’arbre mort aux ramures desséchées… Tous ces gens réunis en bêtes de concours dans des établissements spécialisés, ou dans la solitude de leur chez-soi, seuls ou bien à deux, quelques fois dans l’indifférence de leurs proches ! Attendent et attendent encore que la vie leur apporte quelque chose, alors qu’elle n’a plus rien à leur offrir, sinon la mort… Qui tel un charognard, volant au-dessus de ses proies attend le bon moment pour venir les dépouiller…
Ces gens quand j’étais petit, je ne voulais les voir, je me cachais dans les jupes de ma mère pour ne pas les embrasser, si contraint et forcé, je devais m’exécuter, ensuite plus ou moins discrètement, je m’essuyais bouche et joues avec la rage au cœur et un profond dégoût…
Ces gens dans les dites maisons spécialisées, ne se reconnaîtraient nullement si on devait leur dire hier, ce qu’on leur fait faire aujourd’hui… Mais déjà, ils ne sont plus là !!! Comme par exemple, « Oh !!! Comme c’est bien Mme. Machin, votre dessin est vraiment joli, pour votre âge, c’est pas mal ! Venez voir mesdames comme c’est bôoooooooo !!! » Ou on les fait chanter, ou on les met sur l’ordi, ou bien encore à la couture, on fait aussi venir des jeunes enfants des écoles pour leur faire passer un bout de temps ensemble chacun faisant « semblant » d’être gentil avec l’autre… Enfin, on les occupe…. Puis il y a ceux qui ne font rien, sachant leur temps révolu, ne parlant plus enfermés dans un silence de cathédrale, avec regards méfiants derrière un faux sourire édenté… Personnellement, je ne voudrai pas devenir comme cela, mais voit-on quand notre santé psychique bascule ??? Afin de faire le nécessaire pour éviter cette triste charge à des enfants ou petits-enfants, ayant autre chose à faire, que venir pousser dans des fauteuils roulants le weekend, des grabataires aux discours ânonnés n’ayant aucun sens, dans des parcs aux fleurs diverses aux senteurs fortes et légères, donnant un semblant de bonheur champêtre à cette grande demeure de fin de vie.

Alors je suis pour le libre choix, afin que chacun puisse se prononcer de son vivant, tant que la santé morale nous le permet, sur les suites à donner concernant notre propre vie, nous appartenant à part entière… Et s’octroyer ainsi le pouvoir de partir en toute dignité sur une bonne impression de notre personne, sans que l’on nous laisse se faire emporter, par une dégradation lente et progressive du corps et de l’âme…
Que chacun est le libre choix de sa propre fin !!! Puis par solidarité pensons à la « sécu » et son trou qui ne cesse de se creuser, allégeons toutes ces charges qui pèsent sur elle, avec réellement aucun bienfait humanitaire… Soyons conscient de nos limites, et de notre utilité « de vivre »
Si demain, on me demande d’écrire un poème sur l’amour, sur la femme, et que je ne puisse sortir un texte cohérent, hé bien que l’on me pique !!! Que l’on me brûle !!! Et que mes cendres soient jetées si possible dans la Lieure, à Lyons-la – forêt… Pas loin, de là où je suis né « au bout du bas »…

Écrit par Joël Delaunay, le 23 mai 2016. Et publié le 07/06/2016 d’un endroit merveilleux, qui en aucun cas  ne pouvait me faire écrire ce texte, mais disons que c’est un concours de circonstances, je suis chez Shankar et Shanti, sur un nuage de poésie…


07/06/2016
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L'essentiel...

 L’essentiel

Au clair de ma plume, Ha que tu es belle !!! Miroir de jeunesse, reflet du bonheur, tremble mon cœur, toi qui se meurs…. Peu m’importe, je vis encore, en toi dans ton corps sublime…. Pèle –mêle de photos en une âme brumeuse, comme une île sans nom, perdue là-bas au-delà de l’horizon vertical, où migrent des souvenirs vaporeux en nichées confuses… Donne-moi encore de la vie, aux sentiments exaltés, aussi purs que le cristal de bohème, clairs comme l’eau de roche, aux saveurs d’amour, et de son ivresse de toujours, égoïste bonheur à partager toi et moi…
Brûle parfum, brûle chagrin, attise nos sens aux essences de feu, taquine nos effluves mystérieux, titille nos papilles de saveurs sensuelles, enflamme les passions qui nous tiraillent aux plus profond de nos entrailles, fais de nous les (h)éros des  pulsions de l’amour, dans la communion de nos corps et de nos esprits, en un orgasme au bord de la mort. Je t’aime à en mourir.


Ainsi soit-il…

Jode, le 27 avril 2016, au lendemain du 26……

 

The Kiss d'après Munch.JPG

 


27/04/2016
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Un certain 26 avril...

 Un certain, 26 avril…

Il manquera des mots !!! Quand mon cœur mendie, tu lui offres l’aumône de baisers pluriels, qui n’ont rien de singulier ? Ta porte entrouverte laisse entrer mes pleurs séchés, merci… Il manquera des mots !!! Pour te dire je t’aime, d’ailleurs peut-on encore le dire à la soixantaine bien sonnée ??? Vie de bohème cœur de poème, ne peuvent à eux seul construire le bonheur, j’y croyais, tu doutais, d’hésitations en balbutiements, l’horizon à nous s’est ouvert… Il manquera des mots !!! Au printemps de notre automne qui se consume lentement, je n’ose regarder plus loin que demain, que tu sois heureuse aujourd’hui, puis oublier certains « hiers », maudissons les froidures de l’hiver… Il manquera des mots !!! Quand le cœur m’en dit, te parlant de rêves se mourant de talus en fossés d’un chemin non balisés… Il manquera des mots !!! Pour accueillir tous ces jours à venir encore, quand grandi notre belle petite fille, malice et amour dans des yeux à nous en fleurir des larmes… Il manquera des mots !!! Que tu sauras deviner, sur mes lèvres gourmandes de ton amour, à la jeunesse éternelle dans sa beauté originelle, le silence de ces mots recouvert par notre passion amoureuse aux draps froissés… Il manquera des mots !!! Pour se dire que c’est beau la vie, dans l’inconnue de l’avenir…


JoDe…

 


26/04/2016
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Laissons...

 Laissons….

Laissons les chats se faire fouetter, laissons les araignées au plafond, les fourmis dans les jambes, la faim aux loups, la chair aux poules, le froid aux canards… Laissons la fièvre au cheval, l’huitre bâiller, la mémoire aux éléphants… Laissons les larmes aux crocodiles, le rouge aux écrevisses, les yeux aux gazelles… Laissons la tête aux mules, aux cochons, et l’ours tourner en cage… Laissons la rubrique aux chiens écrasés, la politique à l’Autruche, le plancher aux vaches, et dormir la marmotte… Et puis !!! Pendant que nous y sommes, Laissons la plage aux romantiques, ce soir, j’ai envie de t’aimer…. Ne me quitte pas, quand on a que l’amour comme chanson des vieux amants, pour une vie en rose, puis avec le temps, je t’aime moi non plus. Que serai-je sans toi ? Ma préférence comme d’habitude : les mots bleus pour t’aimer à en perdre la raison, je t’aime à en mourir, je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai, tu verras !! Là-bas…. Ma plus belle histoire d’amour, mon dieu !!! Et si tu n’existais pas…

Je t’inventerai toi !!! Et l’amour allant avec…


21/04/2016
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Raison...

  Raison…
Ô raison ! Toi, faculté si propre face à notre funeste destin, aux réalités si crues, devant lesquelles notre instinct nous éloigne de toi… La vie est un si grand jardin que l’on ne peut tout y cultiver, jardinons ce que l’on aime avant tout, selon notre appétence. Juste un petit lopin d’âme en jachère, suffira pour donner corps à nos envies, semons à la volée amour et passion, paradoxe et dérision, tendresse et volupté, puis ensemble récoltons les fruits de notre semence, à en faire une corne d’abondance et d’y mourir en toute jouissance, à en perdre la raison…


16/04/2016
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Retour...

 

 Retour…

Vague à lame, tranchante comme un rasoir, eau rage en ruisseaux rugissants, ombres noires au tableau des horreurs, bourgeons frissonnants au gré du vent, armoire à glace par matin d’hiver, nature austère au ciel ennuagé, gens indigents et silencieux comme des carpes, engloutis les dimanches aux habits à manger du rôti, quand ça sent bon le moka et le baba au rhum. Tempête sous crâne chauve aux épis ébouriffés, photos sépia du temps passé par le temps. Mystères de l’ouest, misère de l’est quand le sud en perd le nord, complètement à l’ouest et à côté de la plaque, dégoût des couleurs sales, d’un printemps plus ou moins vieux… Souvenirs tagués sur les murs décrépis de ma mémoire, tout là-bas au fond du couloir sans lumière somnolent dans le noir…
Puis un rayon de soleil, éclosion des bourgeons, eau calme et limpide des rivières tranquilles, sourires des fleurs retrouvées dans une nature indolente, rires des gens indignés, soudain revivant dans l’oubli du temps, et toujours et encore ce soleil, venant taquiner la tristesse… D’un retour !!! 

Mais plus je regarde ce soleil, plus il te ressemble, cela me rassure.


16/04/2016
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La folie des grandeurs

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 La folie des grandeurs…

 

Combien j’aime aujourd’hui, narrer mes rêves, qui seront peut-être mes souvenirs de demain ? Comme par exemple imaginer être un poète, écrivant tantôt en majuscule « lettres de noblesse », grandeur et éloquence, des billets parfois en prose, écrit à « l’eau de rose », ainsi que des poèmes en vers à moi, sorte d’inventaire, aussi des lettres relatant une liaison, qui sait ! Dangereuse ? Alors dans un tourbillon d’idées par moment insensées, un vent de mots sans modération m’emporte dans une frénésie de lettres encrées, sorte de prétention extravagante et dévorante de noircir ce blanc papier, véritable massacre à l’ordinateur de mots innocents, agonisants exsangue d’encre de chine, nuit câline, dans cette Andalousie nuit de folie, tout cela pour me donner envie d’exister autrement… Et ensuite, ce grand plaisir, avec vous de partager. Alors imaginez !!! Une marre se prenant pour un océan, avec ses canards en guise de goélands, la folie des grandeurs gagne mon subconscient dans les profondeurs de mon néant…

Je me vois artiste, car en plus de mes « maux mis en phrases », je colorie des images, celle de la vie, la mienne d’un autre temps, vécue auparavant avant ma naissance, je les colorie avec de l’aquarelle, je découvre les délices de cette peinture peu à peu, à force de mettre des couleurs ici et là sur des corps de femme, dessinés le moins mal qu’il me soit possible de le faire, des portraits également imaginés, où bien très proches de ce que je désire réaliser pour mon propre plaisir, la danse grande source d’inspiration, là où je trouve les plus belles expressions corporelles du corps, en particulier celui de la femme, dans le flamenco, le tango, et tant d’autres encore… Les silhouettes sont aussi très riches de mystère, procurant cet agréable moment de recherche pour lui donner un sens… La nature ! Vivante ou morte ne me donne pas cette exaltation, je ne trouve guère d’enthousiasme dans cet exercice… D’ailleurs, après trois ans environ de peinture, j’en suis encore à me « chercher », mes aquarelles n’ont pas encore ma signature, mon rêve serait de créer mon style, loin de la photo ce qui me parait sans intérêt, et de ce qui existe déjà, car ce n’est pas « beau de copier », et il doit y avoir encore de la place pour la création ? Comme peindre la musique par exemple, le bleu, blanc, rouge de la Marseillaise n’a rien d’original, bien que j’en retienne le rouge ; sang de rubis… J’aimerais tant mettre des tons sur des notes en arpège, puis les associer à en faire des accords pour un opus multicolore à l’intensité sensorielle. Me faut encore vivre bien longtemps pour voir ce rêve se réaliser, tout comme celui, quand pieds et mains liés, devoir gravir les pyramides, pour remonter le temps jusqu’à Cléopâtre, et lui avouer ne pas être indifférent à sa beauté, de lui cueillir sur l’arbre d'amour des fruits de la passion, confits au miel de lune, défense d’y voir ici un quelconque amour dissimulé… Ou jeu de mots hors inapproprié.

Je ne suis pas dans la copie à proprement parler, mais pas assez imaginatif ; malgré tout, vous êtes là !

Et si je trouve alors une aura, peut-être modeste en quantité ? Mais si riche en qualité, en amitié, en confidences, auprès de vous, mon orgueil s’en trouve flatté et caressé dans le sens du poil, m’encourageant de poursuivre sur ce chemin « des caves de saint germain, aux escaliers de la butte »… N’étant en réalité pour moi, qu’une échappée éphémère dans un meublé près d’une gare de province, d’où « mes œuvres n’en sortiront que très rarement »… Mais peu m’en importe, je vivais ma bohème, j’étais vivant avec des sensations, des vibrations, aux yeux de lumière ; me rendre dans un musée, une galerie pour y voir une expo d’un peintre de renom, y entrer moi !!! Pour être lui, le temps de la visite, dans des circonstances abracadabrantes, imaginées de tableau en tableau, sans même connaître sa biographie, ou si peu… Puis ressortir pour redevenir moi, un moi bien plus léger, plus vivant encore, virevoltant, guilleret, tout en conservant une part de ce rêve, en mon âme et conscience, je réalise parfois, d’être bien loin des réalités... En me disant « tout est possible de par le rêve », avec cette envie folle « celle de peindre ». L’envie ne fait pas l’artiste…

Puis sans pudeur en toute franchise, ma plume dans une main, une rose dans l’autre, un verre de bon vin (blanc de préférence)dans une autre, j’aime venir à vous, me confier, à l’aide de tous ces mots sachant si bien exprimer les sentiments, avec leurs majuscules, cette multitude de minuscules, avec ou sans pleins ni délié, au caractère indécis et singulier, mais aussi pluriel avec des « S » et des « X » pouvant tout changer à chaque instant, des mots qui se couchent sur le papier, asile de mes pensées… Mais je ne sais quoi penser de toutes ces consonnes lourdes et pesantes, certaines arrogantes, pour si peu de voyelles toutes en légèreté, « les dentelles de l’écriture », véhiculant de si belles féeries, dont je garde en mémoire, celle du « O » et sa fabuleuse histoire… Tous ces mots : tendres durs ou « mots cœurs » je vous les confie l’espace d’un rêve…

Qui ne sait jamais mis dans la peau « d’un autre… Qui en impose » ? À l'occasion d’une situation… Pour y jouer le rôle de sa vie, et ne jamais oser en parler, par pudeur, ou bien la peur du ridicule… Pas moi, je vous l’avoue… Et je continuerai de le faire, je veux rêver encore… Car quand j’étais enfants, je pensais que seuls les petits rêvaient… Tout en me rendant compte, plus je vieillissais plus je rêvais, comme celui-ci, quand un jour de désespoir, non ! Pas de désespoir, mais par passion, par amour, tu me confiais ton corps en hiver, je le transformais alors, en un printemps de fleurs et de soleil… Tu retrouvais tes vingt-ans l’espace d’une aventure, tout en sachant que tu pouvais encore lui plaire… (À l’homme, moi, lui ou, un autre…)

Je veux rêver encore et encore, jusqu’à n’en plus m’éveiller, et de vivre dans ce monde ; vivre mes rêves, rêver de vivre, mais vivre pour l’amour, le tien, le sien, le vôtre… Je n’ai pas rêvé New-York, mais j’ai encore rêvé « d’ailes », celles d’un aigle noir, venu de nulle part… Et je serai prince de sang, rêveur ou bien adolescent comme il te plaira de choisir…

Je pardonne volontiers à tous ceux qui ne rêvent pas. Moi ! Je cesserai de rêver le jour de ma rencontre avec l’horizon….

La part de rêve dans la vie, n’est-elle pas la part des anges, du fût du vigneron ???

 

Mais finalement, mon plus beau des rêves n’est-ce pas toi ? Qui vint à ma rencontre, quand dans mon cœur, il faisait froid… Il est si vieux que je ne lui donne pas d’âge, simplement une couleur, un nom : TOPAZE…

 


25/03/2016
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A chacun sa poésie...

 À chacun, sa poésie…

Il me semblait noyer ma poésie dans la banalité des mots, ceux que l’on trouve un peu partout en supermarché. Parfois au goût insipide, aux formes galvaudées, et bien trop chers pour ce qu’ils représentent. À vouloir à tout prix faire rimer verre avec pied, ver avec soie, vers avec poésie… Mon stock de tous ces mots, vestiges de mon école primaire fréquentée pendant dix ans à peine, je l'ai épuisé, il m’arrive alors ne trouvant point de vrais mots, d’utiliser leurs génériques, qui avec quelques effets de manches leur donnant une allure un peu plus théâtrale, font finalement l’affaire. Pire encore !!! Quand je suis vraiment en manque, j’ai recours « a du made in china », mot jetable qui ne sert qu’une fois, et aussi à des mots en plastique, comme les fleurs que l’on voit au cimetière.

Puis toi ! Angélique poétesse, tu m’es apparue, avec une plume d’argent, à l'écriture si riche de mots bien posés, bien léchés, que parfois, ne les connaissant pas, il me fallut l’aide du petit Robert pour comprendre « les sens » de chacun d’eux, écrit avec tant d’élégance et de justesse là où il faut, pour en faire une poésie semblant venir d’ailleurs, d’un autre monde, d’un autre temps, le mien étant imparfait. Un réel plaisir de lecture, un met fin à déguster sans modération…

Ou alors toi ! Belle ingénue que dire de tes « maux de cœur », quand ta plume déchire le papier, criant haut et fort : ton amour, ou bien ta haine, avec toujours tes mots bien à toi, qui mis bout à bout donnent naissance à une poésie révolutionnaire… Ces mots que tu enchaînes à tes textes, dans un style qui t’est strictement personnel, dans premier temps ne semblent pas faire l’union sacrée, puis en deuxième voir troisième lecture, leur vérité nous saute « à la gueule » laissant apparaître une force poétique inébranlable…

À chacun sa poésie, moi, je retourne à la mienne sans jalousie, ni critique, écrire doit demeurer un plaisir, je vous écrirai jusqu’à ma dernière goutte de sang d’encre, si je ne devais plus vous lire, écrivez encore et encore chères poétesses, pour le régal de nos rêves, surtout les miens en pur égoïste que je suis. Les mots de femmes sont si différents, et portent en eux l’amour et l’espoir, l’espoir de l’amour…

Femme, je vous aime…


25/03/2016
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C'est déjà demain...

C’est déjà demain….

 

Accrochés à notre destin comme des crevards à leur festin, courant les monts pour en quérir des merveilles, ne trouvant que des raisins de colère enivrant notre misère, qui à poil toute nue nous offre de minables espoirs, quand pleurent les nuits sur des jours « avenir meilleurs »… Fuir la peur !!! Véritable « enfer du décor », frissonnent les corps dans l’horreur de la mort, si pire peut arriver encore… L’insécurité notre amie première, guide nos pas en dehors de la lumière, quand le silence des babouches remplace le bruit des bottes, les ghettos changent de couleur… Et le sang lui, est toujours aussi rouge. Pour nous c’est déjà demain, rien ne semble pouvoir les arrêter.  


24/03/2016
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S.D.F. à Malaga...

 S.D.F. à Malaga

 

Côté ouest de Malaga juste après le port, face au parc du huelin, un jour de février 2016.

Coiffée d’un large chapeau de toile, lourdement chaussée, engoncée dans un vieil anorak, elle avançait dans le sable d’un pas incertain, les bras encombrés d’un bric-à-brac lui donnaient une allure un peu étrange en ce lieu, pourtant, elle savait où elle allait, et pourquoi elle y venait.… Elle avait délaissé le « passéo » maritime, pour se rendre à la mer, s’arrêtant à quelques pas de l’eau, posa un grand carton sur la grève, et tout son barda par-dessus, puis assise face à la méditerranée, son regard se noya dans ces eaux aux nuances si belles, de vert et bleu.

Allongé sur le sable, je ne sais pourquoi, ma lecture fut soudainement interrompue par cette silhouette, qu’il me semblait d’ailleurs, avoir croisé dans le parc à quelques reprises ces jours derniers ? Cette présence m’intriguait, je ne cessais de l’observer, tout en m’interrogeant, je me demandais si cela n’était pas du voyeurisme de ma part ? Malgré tout, mon attirante curiosité vers cette personne, (car cette silhouette n’était autre qu’un être humain) ne cessait de grandir, avec une fébrilité impatiente et totalement incompréhensible.

Elle enleva son chapeau, et commença à se dévêtir assise sur son carton, enlevant ses chaussures et ses grandes chaussettes, puis un pantalon, puis un second, tout ce qu’elle faisait était méticuleux et elle rangeait soigneusement chaque effet, ôtant un pull, puis un autre, un tee-shirt, c’était une femme !!! Elle ne s’exhibait pas, ni se dissimulait, son naturel avait un certain flegme, toutes ses affaires bien rangées, elle se dirigea vers la mer, et y entra sans aucune hésitation, pour y rester un long moment… Au sortir de ce bain, elle prit un flacon et s’aspergea de la tête aux pieds, puis vigoureusement, elle se frotta, c’était un gel douche à n’en pas douter, à voir toute cette mousse, tout y passa, le corps, les cheveux, écartant d’une main l’élastique de son maillot, de l’autre, elle se lavait, devant et derrière, sans ne rien laisser voir. Puis retourna dans l’eau, on devinait chez elle un certain plaisir, elle donnait l’impression de jouer… En étant seule, ne voyant personne, ses yeux semblaient ne voir que des ombres sans regard.

Terminé, son batifolage aquatique, elle retourna sur son carton, avec ce « cache-misère » méditerranéen, qu’est le soleil, en guise de sortie de bain,  (comme chacun sait, la misère est moins pénible au soleil…)))

Je décidais de la laisser en paix, de ne plus l’observer, j’étais un peu dépité, je m’en voulais en quelques sortes d’avoir violé son intimité, le vent se levait la température baissait, mon humeur fumait, j’avais un vague sentiment de culpabilité, je rangeais alors mes affaires, et quittais la plage ; un petit moment plus tard, par la plus pure des coïncidences, je la retrouvais sur le « passéo », j’osais la regarder en face, fixant ses yeux pour percer son expression, sans résultat probant, elle mirait le lointain, étant apparemment ailleurs, là-bas dans son passé ou son avenir, elle me croisa sans me voir, tout en souriant… À qui ? À la vie certainement…

« Nous nous sommes séparés, je ne l’ai jamais revu… »

Ce n’était pas l’une des nombreuses S.D.F. (silhouette De Femme) qu’il m’était agréable de regarder ici à Malaga, fuselées dans un noir élégant de ville, ou bien de sport tout aussi chic, mais celle-ci ne pouvait me laisser indifférent, de plus elle était loin d’être moche et « mal-foutu ». Je pense que ce choix de tenue vestimentaire, d’enfiler plusieurs pulls et pantalons sur son corps tenait plus de la sécurité « antivol » que de l’esthétique pour elle oublié, et de transporter tout ce qu’elle possédait, sans trop s’encombrer, puis peut-être aussi d’éviter, ou tout du moins retarder un éventuel abus sexuel, par des êtres pouvant paraitre peu recommandables, peuplant son univers…

Ha, j’allais oublier de vous dire, je ne me suis pas baigné, il faisait trop froid à mon goût… Quel paradoxe !! Et pourtant ce bain aurait pu m’être bénéfique et purificateur dans un certain sens…

 

 


22/03/2016
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La grande illusion

La grande illusion

 

Mais d’aventures en aventures, de porcs en porcs, quand pleuvent les injures, qu’elle donne son corps, à Amsterdam ou bien ailleurs, elle s’invente des vies, qu’elle imaginait meilleures, dans les troubles de son esprit… Le corps usé par trop d’amour, trop souvent mal donné, dans la tristesse des faubourgs, loin des palaces dorés. Il ne suffirait de presque rien, un simple regard illuminé, ses yeux perdus enfin dans les miens, pour retrouver le plaisir d’aimer… Longtemps elle a cru à tort, pour être aimé dans la vie, l’amour n’était qu’un corps-à-corps, aux sentiments égarés dans l’oubli… Les hommes ne se ressemblent pas, sa naïve confiance en eux, peu à peu, égara ses pas, en des sentiers des plus nébuleux…

 

Merci messieurs Reggiani, Lama, Brel… A bientôt.


12/03/2016
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Il neige sur Malaga.

Il neige sur Malaga

 

Se  laver les yeux aux larmes de l’ennui, se réchauffer le cœur à l’arme à feu, se purifier l’âme à l’arme blanche, quand passe le temps … Plus il passe, plus l’espoir s’estompe, comme un pastel oublié au soleil d’un bel été. Il neige sur Malaga, les flocons flottent sur la méditerranée, il fait bon dans les bodegas, quand le « flamenco » brûle les cœurs,  emporté  par la grâce et la sensualité  d’une « bailaora » à la beauté méditerranéenne sans équivoque... Le vins décuple les joies, pour en faire un hymne à l’amour, mourir d’aimer ! Au son de la guitare et du chant, sorte d’incantation d’un chanteur gitan en transe … Laisse-moi t’aimer toute une nuit, quand il neige sur Malaga, les étoiles se cherchent, un halo de lune a la rencontre des auréoles de candélabres, décorent le ciel de mirages aux spectres hallucinants, sur la plage abandonnée, laisse-moi t’aimer… Quand on a que l’amour, mon amant de saint Jean, c’est extra !!! Tombe la neige, fais du feu dans la cheminée, il a neigé a Port au prince, elle ne viendra pas ce soir, comme d’habitude.

 

 

 

 

 

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11/03/2016
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Contradiction...

Contradiction...

 


J’ai mis mon cœur en consigne à la salle des pas perdus, en gare de Saint-Amour… La peur de mourir sans rencontrer la joie d’aimer n’est point la raison… Il ne sert plus à grand-chose, juste faire circuler un liquide rouge dans mes veines, pour vivre encore un peu. Pleure les gargouilles d’un autre temps, larmes de la vie de ce ciel si gris. Notre dame de Paris n’a plus vingt-ans, ses amants son grand-parent, ceux d’hier ! Aujourd’hui, ils n’ont que l’âge de leurs printemps passés à rêver… Les tags donnent libre cours à leur façon de penser, les caves de Saint-Germain n’accouchent de rien… Le temps passe, les jours se suivent et se ressemblent… Pas tout à fait ! Puisque tu n’es plus. Temps des regrets temps tout court, tout-fou l’camp… De déménagement en déménagement, mes tiroirs à souvenirs se sont vidés, triste miroir dans lequel, je ne vois qu’un Vieil homme sorte de portrait inachevé, au regard troué. Passe, passe le temps, il est encore temps……   PORTRAIT INACHEVE.JPG


01/03/2016
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