SANS PRÉTENTION, ni IMPORTANCE

SANS PRÉTENTION, ni IMPORTANCE

A


Automne et monologue.

 

 

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Automne et monologue.

 

Ha te voilà toi !

 

Toi, que je ne croyais pas revoir
De sitôt, 
Toi et ton traître blanc brouillard,
Opaque manteau.
Tu sais, que je ne t’aime pas ?
Enfin pas trop.

Dès les tous premiers jours, fièrement
Tu plastronnes.
Changeant petit à petit de vêtements,
aux couleurs qui étonne.
Tu sais, que je ne t’aime pas ?
Tu me frissonnes…

Avec toi, reviens la monotonie,
Qui résonne,
En sanglots de morne ennui,
Qui ne pardonnent.
Tu sais, que je ne t’aime pas ?
Tu me chiffonnes… 

Nuits longues et journées courtes,
Pour noctambules,
Qui par chemins et par sombres routes,
Déambule.
Tu sais, que je ne t’aime pas ?
Tu me canules…

Toi ! Et ta fraîcheur matinale,
Goutte de rosée,
Lune blonde ou rousse, et lune pâle
Dans les nuées.
Tu sais, que je ne t’aime pas ?
Tu me fais chialer…

Combien de poètes ont vanté ta beauté ? 
Que je conçois,
Puis combien de chantres t’ont chanté ?
Avec émoi.
Pourtant ! Moi, je ne t’aime pas,
Tu me fais froid…

Le moral tombe dans les godasses,
Quand tu arrives,
Ardeur et sentiments perdent toute audace,
Amour en dérive…
C’est pour cela que je ne t’aime pas,
Tu me grises…

Peu t’importe les êtres sensibles, et convulsibles,
À la sève inconstante,
Tu détruis leurs âmes comme de moindres nuisibles,
Conduite inquiétante…
Tu sais, que je ne t’aime pas ?
Tu es déroutante…

D’une main, tu fermes la porte au nez de l’été soleil,
Sans précaution
De l’autre, tu l’ouvres toute grande à l’hiver Noël,
Sans transition…
Tu sais que je ne t’aime pas ?
Malgré mes émotions…

Parfois, ton soleil s’octroie le ciel sans partage,
Bleu soleil,
Ou pour se montrer ! Dois se battre avec les nuages,
Pluie partielle,
Tu sais que je ne t’aime pas ?
Sans pareil…

 

Sur le fil, se rassemblent les hirondelles,
Pour le départ.
Les grives arrivent à tire d’ailes,
Sans crier gare !
Tu sais que je pourrais t’aimer ?
Mais c’est à voir…

Tu exploses de belles couleurs chatoyantes,
Pourpre-roux,
Aux senteurs naturellement enivrantes,
De bons goûts,
Tu sais que je crois pouvoir t’aimer ?
Envers et contre tous…

Toi l’automne des noisettes et champignons,
Des mures,
Des framboises, châtaigne et marron,
C’est sûr !
Montes en moi la joie des sensations,
Au fur et à mesure.
Oui ça y est je crois que je t’aime !
Sans démesure…

Ha te voilà toi ! L’incomparable automne,
Bouche en cœur,
Si tu le peux, il faut que tu me pardonnes,
Cette rancœur,
Remontant de l’époque, quand j’étais jeune,
avec cette foutue peur !
Moi qui ne croyais, jamais revoir le soleil d’été,
Après un hiver flâneur…

 

Heureux amoureux qui en tes mois s’acoquinent,
Sublime lumière,
Tout amour, tous sentiments avec toi prennent racines,
En nos chairs,
La vie à deux, devient alors une réelle espérance divine,
Une douce prière.

Sur le maître-autel des compétences humaines,

Coule la rivière…
 

Écoutes belle saison, écoute ma guitare qui résonne,
Douce sérénade,
Sous ton balcon fleuris de fuchsias et géraniums,
Torride aubade,
Touche mon cœur, qui pour toi tourbillonne.
Folle chamade.
Je te déclare ma flamme automnale,
Avant la saudade…

Automne, je te perçois dans un grand silence féerique,
Alors, je pense tel,
Que tu es à la nature, ce que le blues est à la musique,
Un immortel,
Tu nous emportes en douceur, en un monde magique,
De jupon et dentelle…
Viens, viens, emporte moi, chante et danses
Sur le chant des sittelles.

Les amants d’octobre, sur les rives du saint Laurent,
Main dans la main,
Ne se lasseront jamais de ce spectacle sidérant,
Pensant déjà à demain,
À l’heure, ou la lune dispose ses halos brodés d’argent,
Le long de leur chemin.
Ce chemin sur lequel nous sommes,
Chemin d’automne.

 

Avec quelle sensualité, tu nous transmets tes vibrations,
Tournant les têtes,
Procurant chez nous fantasmes et dignes pulsions,
Tel le prophète,
Peintres, poètes, tout artiste en toi trouve l’inspiration,
Loin des paillettes,
Vivre d’amour et d’automne au sirop d’érable,
Au loin, brame le caribou…

 

Joël Delaunay septembre 2018.

 

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28/09/2018
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Avis de tempête à vie...

Avis de tempête à vie…

 

Parmi tous ces vents qui jamais ne se reposent,
Ou si peu ! 
Soufflant de tous sens, à en perdre le nord.
De sommets vertigineux,
En précipices d’infinis échos,
Il se maintenait en un équilibre scabreux.
Sur le fil de la vie, 
De l’amour,
Et de la mort aussi…
Dont il lui parlait bien trop,
Comme pour se convaincre de vivre.


Ce sont tous ces vents, sans cesse,
De par leurs variations coupables,
Aux dépressions brutales,
Le menaient en des errances fatales.
Mais l’amour ! Le sien à elle surtout,
Véritable refuge de ses peurs, de ses doutes,
De ses ombres et de ses propres silences.
Alors cet amour qu’elle lui vouait 
Avec passion et tendresse
Lui redonnait force et sérénité.
Pour reprendre le chemin de son fil…


C’est alors qu’il repartait conquérant. 
Vers d’autres mers et montagnes,
Mais toujours sans avoir la patience de vivre,
De bien vivre !
Il brûlait les étapes à corps perdus.
S’abreuvant d’amours défendus.
Dormir lui semblait mourir un peu,
Sa tête bouillonnait d’idées et de projets.
Puis ces vents ! Toujours ces vents qui rendent fou,
Nourrissaient dans l’obscurité ses angoisses,
Le plongeant de nouveau dans l’inconnu…


Nouvelle chute libre sans figure imposée,
En toute inconscience libérée…
De ses multiples vertiges de la vie,
Toujours, il s’en remettait ! Jamais seul 
Car tel un ange de rêve elle venait vers lui,
Le sortant à nouveau de ses cauchemars,
Lui offrant les lumières de l’harmonie
Sans jamais se décourager, mais avec amour.
Il lui fallait tout recommencer, se reconstruire.
Il repartait mieux que jamais avec conviction.
Et de bonnes résolutions, malheureusement éphémères.

 

Un soir de tempête, plus forte que les précédentes,
Telle une lame d’acier pourfendant le ciel
Filant entre les ailes de son ange…
Il s’en alla à la rencontre de son obsession.
Ayant un dernier regard sur l’inachevé de son vivant,
Pensant être parvenu à sa fin, il se délestait
Des poids et fardeaux bien trop lourds pour lui,
Il se sentait enfin libre et heureux de partir.
Un seul billet d’aller sans retour, ni bagages.
C’est aux urgences, comateux et tubé de partout.
Qu’il comprit en voyant son ange, que c’était raté…


Sans explication pour personne, pas même à son ange
Il se devait de retourner à son fil, sans autre forme de procès.
Gardant pour lui seul, le pourquoi de ce secret envahissant,
Qu’est cette envie prématurée de mourir
Considérant tout amour,
Comme paravent de sa profonde tristesse.
Dans l’attente qui sait ? Qu’un vent surgisse des cieux
Comme un ami venant le secourir, et rompre l’ennui de vivre.
Sans cela, il préférerait se retirer loin des siens.
Feignant le désamour avec son ange et tous ses proches,
Afin de leur éviter pleurs et regret, et disparaître à tout jamais.
 

 

 

 

 

 

 

 


25/08/2018
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Alliance.

Alliance.

 

Nous nous ne sommes pas mariés, toi et moi
Pour de l’or,
Même si fier et heureux de porter une alliance,
À notre annulaire.
D’ailleurs, je n’aime pas ce mot : alliance !
Trop banal.
Nous nous sommes mariés par amour,
Qui vaut plus,
Que ce terme, qui n’est qu’un accord, une union...
Non ! L’amour,
Est au-dessus de tout ce vocabulaire formaté, puis
Si bijou, il faut !
Disons alors, l’anneau de l’amour, du bonheur,
De la vie !
Ou tout simplement l’anneau du mariage.
Trop riche,
Est notre langue, pour prendre de vulgaires raccourcis.
Moches et ternes.
La technique se fait en anglais, l’autorité en allemand,
L’amour en français…
Parler de l’amour en tout bien tout honneur, et sentiment,
C’est déjà le faire…

 


21/10/2017
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Amour ! Je te parle...

Amour ! Je te parle…

(1)
Amour de quel bois fais-tu feu ? Et quel vent l’attise ?
Je me souviens parfois, avoir brûlé mes doigts gourds,
Quand égarés sous jupons, le temps de quelques bises,

Se retrouvant timorés, préféraient alors faire demi-tour…
(2)
Amour, je sais, tu m’avais prévenu, tu n’étais pas un jouet,
En voyant mes yeux noirs hagards tout baignés d’écume,
Après avoir lu puis déchiré, lettres et sentiments de papier…
Errance d’une adolescence, entre soleil brûlant et pâle lune…
(3)
Amour, tu t’es joué sans pitié de ma candeur et ma naïveté,
Quand je pensais voir couler en rivière à l’onde si claire,
La rouge passion de mes sentiments pour un être aimé.
Tu me plongeais dans le noir obscur, éteignant ma lumière.
(4)
Amour combien de rencontres, entre nous et l’illusion ?
Avant pour moi, de comprendre enfin le fond des choses,
En parlant de toi avec les femmes, à la moindre occasion.
Avec douceur et tendresse avant que ne se fane la rose…
(5)
Amour, tu m’avais mis en garde des coups de foudre labiles,
Passions foudroyantes comme l’éclair en plein orage d’été
Genre d’étoile filante noctambule, aux sentiments si fragiles,
Laissant derrière elle, blessures, mal-être et cœur brisé…
(6)
Amour, je ne suis pas là pour me plaindre, car moi aussi,
Bien trop souvent j’ai mal aimé pour combler un vide,
Ces conquêtes dérisoires, donnant le change à mon ennui.
Flattant au passage, un orgueil chez moi parfois avide…
(7)
Amour, si j’ai tant chéri des âmes seules, et ce, sans gloire,
Tant entendu sonner le glas, dans ces cœurs en peine,
Sache que j’en suis point peu fier, d’avoir semé désespoir…
En brisant tabous et barrières entre l’amour et la haine…
(8)
Amour, tant de fois, tu me fis tourner la tête, en ciel d’azur.
Trop de rencontres par toi proposées, attiraient mes prunelles,
Voluptueuses femmes au charme et la beauté si pures…
Ne voulant te faire affront, je me sentais alors des ailes…
(9)

Amour ! Notre première rencontre demeurera la plus belle,
Tu attendais patiemment penché sur mon petit berceau,
Pour voir se lever mes paupières, comme le papillon agite ses ailes 
C’étais le sourire de ma mère, m’enveloppant comme un doux manteau
(10)
Amour ! Je pensais là, que ce serait alors notre seul engagement,
Puis tu n’as eu de cesse de me rendre visite plus que de raison,
À vouloir me donner encore et toujours, bonheur et sentiments,
Tu faisais de moi le joli-cœur, le troubadour des quatre-saisons…
(11)
Amour, j'ai conjugué ton verbe à tous les temps par tous les temps,
À m’en compliquer la vie, perdue dans le futur du plus-que-parfait
Pour en oublier le sens des mots ! Quand seul compte le présent,
Sans voir la terre se dérober, ni les cieux se fondent dans l’abstrait…
(12)
Amour, j’ai vécu des années calmes et sereines en mon cœur,
Pensant que tu m’oublierais, me laissant aimer qu’un seul être cher,
C’était mal te connaître, pour toi tant qu’une flamme demeure,
Tu actives les braises incendiaires, te moquant de l’adultère…
(13)
Amour ! Ces effluves émanant de ton entité, à m’en perdre la tête,
Je cède de toutes mes forces, à leurs attraits dévoilés au grand jour,
Conquérant au grand cœur, je pars pour de nouvelles aventures célestes,
Tout en étant qu’un modeste serviteur, pour ces belles-de-nuit et de jour.
(14)
Amour, j’ai écrit ton nom sur les murs gris de mes prisons,
Dans toutes les langues de la terre, même celles, n’existant pas
Ces prisons portaient ton nom, moi, je cherchais un prénom,
Désormais pour moi, te fuir serait ma seule raison ma seule foi…
(15)
Amour ! De nuits chaudes en matins frais, d’ivresse en réveil amer,
Sachant que la vieillesse, sans appel déploie sur moi ses ailes assassines
Laisse-moi vivre sans tentation du « mâle », ce temps qui m’est si cher,
Selon mes désirs, devenus raison en revenant vers mes racines.
(16)
Amour ! Entends-tu ces chœurs de vierges, odes à ta moralité,
Donne-leur sans plus attendre les clefs de tous les bonheurs,
Ces bonheurs ! Dont sans scrupule, tu revendiques la paternité,
Pour régner en maître absolu, sur et dans la joie des cœurs…
(17)
 Amour ! On s’est fait la guerre tous les deux, souviens-toi

De ces champs de bataille incendiés par tes feux d’enfer,

Nos passions n’avaient point de limite jusqu’à en perdre la foi,

Côtoyant la haine par dépit, balayant toutes frontières.

(18)

Amour, pourquoi m’as-tu laissé errer dans une sainte confusion

Me laissant franchir les limites entre toi et l’amitié ? En silence,

Sorte de mise à l’épreuve ? Ou jeu diabolique de perversions…

Tu offres un magnifique jeu, sans en donner les convenances...

(19)

Amour ! Nous nous étions juré fidélité, pour le meilleur et le pire

Je ne cherche pas d’excuses, encore moins je t’accuse de mes mots,

Mais dans cet automne de ma vie, bien des choses me font réfléchir,

 Questions aux réponses évasives, puis toujours ces mêmes maux…

(20)

Amour ! C’est déjà demain, je pars vers d’autres lendemains, seul !

Je te laisse poursuivre ton œuvre magique, avec tous ces autres cœurs.

Je suis las, mon cœur ne bat plus, mais se bat pour reculer le linceul,

De par toi, de par Dieu, j’ai vécu bon nombre de vrais bonheurs…

(21)

Amour ! Adieu l’amour, adieu l’ami, nous avons fait le tour,

De tous nos souvenirs, projets, regrets, reproches et éloges,

Je dois partir ! Peut-être se reverra-t-on au paradis des troubadours,

Où bien sur les tablettes de l’histoire, à la St. Amour du ménologe…

 

 

 

 

 

 


02/10/2017
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A

A quoi ça sert .

Avec des que !!!!

Alexia.

A l'encre de sa plume...

A la femme que j'aime.

Apprendre à vivre

Avant de dormir

Avec de la couleur

Avoir droit au bonheur...

A chaque jour un soir !!!

A n'en pas douter!!!

A cœur ouvert

A notre nature morte !!!

Aujourd'hui que nous reste t'il ?

A la rencontre de nos rêves...


29/08/2017
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