SANS PRÉTENTION, ni IMPORTANCE

SANS PRÉTENTION, ni IMPORTANCE

La folie des grandeurs


La folie des grandeurs

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 La folie des grandeurs…

 

Combien j’aime aujourd’hui, narrer mes rêves, qui seront peut-être mes souvenirs de demain ? Comme par exemple imaginer être un poète, écrivant tantôt en majuscule « lettres de noblesse », grandeur et éloquence, des billets parfois en prose, écrit à « l’eau de rose », ainsi que des poèmes en vers à moi, sorte d’inventaire, aussi des lettres relatant une liaison, qui sait ! Dangereuse ? Alors dans un tourbillon d’idées par moment insensées, un vent de mots sans modération m’emporte dans une frénésie de lettres encrées, sorte de prétention extravagante et dévorante de noircir ce blanc papier, véritable massacre à l’ordinateur de mots innocents, agonisants exsangue d’encre de chine, nuit câline, dans cette Andalousie nuit de folie, tout cela pour me donner envie d’exister autrement… Et ensuite, ce grand plaisir, avec vous de partager. Alors imaginez !!! Une marre se prenant pour un océan, avec ses canards en guise de goélands, la folie des grandeurs gagne mon subconscient dans les profondeurs de mon néant…

Je me vois artiste, car en plus de mes « maux mis en phrases », je colorie des images, celle de la vie, la mienne d’un autre temps, vécue auparavant avant ma naissance, je les colorie avec de l’aquarelle, je découvre les délices de cette peinture peu à peu, à force de mettre des couleurs ici et là sur des corps de femme, dessinés le moins mal qu’il me soit possible de le faire, des portraits également imaginés, où bien très proches de ce que je désire réaliser pour mon propre plaisir, la danse grande source d’inspiration, là où je trouve les plus belles expressions corporelles du corps, en particulier celui de la femme, dans le flamenco, le tango, et tant d’autres encore… Les silhouettes sont aussi très riches de mystère, procurant cet agréable moment de recherche pour lui donner un sens… La nature ! Vivante ou morte ne me donne pas cette exaltation, je ne trouve guère d’enthousiasme dans cet exercice… D’ailleurs, après trois ans environ de peinture, j’en suis encore à me « chercher », mes aquarelles n’ont pas encore ma signature, mon rêve serait de créer mon style, loin de la photo ce qui me parait sans intérêt, et de ce qui existe déjà, car ce n’est pas « beau de copier », et il doit y avoir encore de la place pour la création ? Comme peindre la musique par exemple, le bleu, blanc, rouge de la Marseillaise n’a rien d’original, bien que j’en retienne le rouge ; sang de rubis… J’aimerais tant mettre des tons sur des notes en arpège, puis les associer à en faire des accords pour un opus multicolore à l’intensité sensorielle. Me faut encore vivre bien longtemps pour voir ce rêve se réaliser, tout comme celui, quand pieds et mains liés, devoir gravir les pyramides, pour remonter le temps jusqu’à Cléopâtre, et lui avouer ne pas être indifférent à sa beauté, de lui cueillir sur l’arbre d'amour des fruits de la passion, confits au miel de lune, défense d’y voir ici un quelconque amour dissimulé… Ou jeu de mots hors inapproprié.

Je ne suis pas dans la copie à proprement parler, mais pas assez imaginatif ; malgré tout, vous êtes là !

Et si je trouve alors une aura, peut-être modeste en quantité ? Mais si riche en qualité, en amitié, en confidences, auprès de vous, mon orgueil s’en trouve flatté et caressé dans le sens du poil, m’encourageant de poursuivre sur ce chemin « des caves de saint germain, aux escaliers de la butte »… N’étant en réalité pour moi, qu’une échappée éphémère dans un meublé près d’une gare de province, d’où « mes œuvres n’en sortiront que très rarement »… Mais peu m’en importe, je vivais ma bohème, j’étais vivant avec des sensations, des vibrations, aux yeux de lumière ; me rendre dans un musée, une galerie pour y voir une expo d’un peintre de renom, y entrer moi !!! Pour être lui, le temps de la visite, dans des circonstances abracadabrantes, imaginées de tableau en tableau, sans même connaître sa biographie, ou si peu… Puis ressortir pour redevenir moi, un moi bien plus léger, plus vivant encore, virevoltant, guilleret, tout en conservant une part de ce rêve, en mon âme et conscience, je réalise parfois, d’être bien loin des réalités... En me disant « tout est possible de par le rêve », avec cette envie folle « celle de peindre ». L’envie ne fait pas l’artiste…

Puis sans pudeur en toute franchise, ma plume dans une main, une rose dans l’autre, un verre de bon vin (blanc de préférence)dans une autre, j’aime venir à vous, me confier, à l’aide de tous ces mots sachant si bien exprimer les sentiments, avec leurs majuscules, cette multitude de minuscules, avec ou sans pleins ni délié, au caractère indécis et singulier, mais aussi pluriel avec des « S » et des « X » pouvant tout changer à chaque instant, des mots qui se couchent sur le papier, asile de mes pensées… Mais je ne sais quoi penser de toutes ces consonnes lourdes et pesantes, certaines arrogantes, pour si peu de voyelles toutes en légèreté, « les dentelles de l’écriture », véhiculant de si belles féeries, dont je garde en mémoire, celle du « O » et sa fabuleuse histoire… Tous ces mots : tendres durs ou « mots cœurs » je vous les confie l’espace d’un rêve…

Qui ne sait jamais mis dans la peau « d’un autre… Qui en impose » ? À l'occasion d’une situation… Pour y jouer le rôle de sa vie, et ne jamais oser en parler, par pudeur, ou bien la peur du ridicule… Pas moi, je vous l’avoue… Et je continuerai de le faire, je veux rêver encore… Car quand j’étais enfants, je pensais que seuls les petits rêvaient… Tout en me rendant compte, plus je vieillissais plus je rêvais, comme celui-ci, quand un jour de désespoir, non ! Pas de désespoir, mais par passion, par amour, tu me confiais ton corps en hiver, je le transformais alors, en un printemps de fleurs et de soleil… Tu retrouvais tes vingt-ans l’espace d’une aventure, tout en sachant que tu pouvais encore lui plaire… (À l’homme, moi, lui ou, un autre…)

Je veux rêver encore et encore, jusqu’à n’en plus m’éveiller, et de vivre dans ce monde ; vivre mes rêves, rêver de vivre, mais vivre pour l’amour, le tien, le sien, le vôtre… Je n’ai pas rêvé New-York, mais j’ai encore rêvé « d’ailes », celles d’un aigle noir, venu de nulle part… Et je serai prince de sang, rêveur ou bien adolescent comme il te plaira de choisir…

Je pardonne volontiers à tous ceux qui ne rêvent pas. Moi ! Je cesserai de rêver le jour de ma rencontre avec l’horizon….

La part de rêve dans la vie, n’est-elle pas la part des anges, du fût du vigneron ???

 

Mais finalement, mon plus beau des rêves n’est-ce pas toi ? Qui vint à ma rencontre, quand dans mon cœur, il faisait froid… Il est si vieux que je ne lui donne pas d’âge, simplement une couleur, un nom : TOPAZE…

 


25/03/2016
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