SANS PRÉTENTION, ni IMPORTANCE

SANS PRÉTENTION, ni IMPORTANCE

E


En trois D, à vitesse grand V!

En trois D ! À vitesse grand V…

Je me souviens d’un jour. 
Avoir regardé passer le temps,
Porté par la force des vents
Dans ses allers-retours.

Tu étais assise à mes côtés.
Sur ce tout petit nuage blanc,
À regarder ce passé défilant,
Parfois en des images oubliées.

La première était mon école.
Les suivantes se confondaient.
En même temps que mon cœur battait,
Tout en dansant la farandole…

Dans ma tête, ce n’était qu’un brouhaha.
Avec des pleurs et des rires.
Du meilleur comme du pire,
En jaillissaient mes peines et mes joies…

Tu souriais dans ta robe de mariée.
Le blanc t’allait à merveille.
Malgré le gris sombre du ciel,
C’était le vingt du mois de janvier.

J’étais l’acteur d’un péplum.
Toute cette multitude d’images 
Que le temps traînait dans son sillage,
N’était qu’un étrange capharnaüm.

Sur celle-là ! Nous étions fous d’Amour.
Sur une autre, dans notre grand jardin
Notre fils courait après un blanc lapin.
Notre vie était-là ! Jour après jour…

 

Aux fêtes de noëls sublimes
Se succédaient les anniversaires.
Neige, et stations balnéaires…
Sans oublier nos moments intimes.

Ça allait de plus en plus vite, trop vite,
Mes yeux se noyaient de larmes.
Je perdais pied, corps et âme.
Je ne pouvais plus, je ne voulais plus voir la suite…

La suite, ni la fin, pourtant sans aucun doute
J’étais vivant dans ce tas de ferraille.
Alors que se profilaient mes funérailles.
Puisque je venais de croiser la mort sur la route…

Etait-ce un rêve ou un cauchemar ?
Un rêve, je crois tant cet instant insolite,
Demeure en moi, une présence idyllique,
Qu’il m’est plaisant à demeure, de revoir.

Si j’avais pu enregistrer cette vision !
Tout mon vécu dans cette bande dessinée,
Je peux vous en parler, sans vous le montrer.
La mort avait posé ses conditions.

 

Tu es toujours assise à côté de moi, sur ce petit nuage blanc.



La mort venant vers vous subitement comme ici racontée, est différente de celle que l’on va chercher… Les apparitions ne se ressemblent pas, les sensations se contredisent, mais ça, je vous en parlerai peut-être un jour…



20/07/2018
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Elle s'appelait Désir

Elle s’appelait Désir

 

 

 

Se meurt une âme.
Sous les grands arbres,
Celle d’une femme,
Après bien des palabres…

De ses lettres d’amour,
Nouées de ruban parme,
Un parfum glamour,
Embaume les charmes…

Souvenirs en partage,
Pour quelques héritiers,
Tournant la page,
D’un passé tourmenté…

Loin d’être une grande dame,
Ses faveurs à corps donnés,
Pour le plus grand dam,
De ces femmes délaissées…

Appellent aux pleurs des uns,
Contre le dédain des unes,
Pas un véritable chagrin,
Mais une réelle rancune…

 

 

DSC_0076.JPG

 

 je n'ai pas trouvé le nom de l'auteur de cette peinture que j'aime beaucoup.

 

 

 


11/07/2018
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"Entre-saisons"

« Entre-saisons »

 

 

Jonquilles pieds dans la neige,

Quand flirtent hiver et printemps,

Tournez, tournez manège,

Pour le bal de ses vingt-ans…

Douce musique en florilège,

Accueille ses prétendants,

Arrivant en un curieux cortège,

De conquérants célibattants…

Tombe la neige sans bruit,

Dans l’attente de l’hirondelle,

Qui viendra faire son nid,

Au cœur de la citadelle,

Brisant le rythme de l'ennui,

Eclairé d’un bout de chandelle,

Au cœur de ces longues nuits…

Passées parfois avec une bordelle…

Chante petit rossignol d’avril,

Au sortir de ce froid hivernal,

Réchauffe les cœurs fébriles,

En leur offrant l’amour virginal,

Et toutes candeurs puériles,

Pour un avenir peu banal,

Loin de tout univers hostile,

L’amour pour moindre mal…

 

 


19/03/2018
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E

Elle vient comme une prière.

Évidence... Quand tu deviens réalité

Ecrire un dessin, dessiner un poème...

Et si mon plus bel amour...

Encore et toujours.

Evasion pour la paix... ou le parfait insociable

Echange


29/08/2017
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