SANS PRÉTENTION, ni IMPORTANCE

SANS PRÉTENTION, ni IMPORTANCE

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Séjour en Catalogne.

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Maison de Salvador DALI à Portlligat ,près de Cadaquès.

 

 

Séjour en catalogne…

 

Derrière ces murs, sont bien gardés des secrets. 
Que seule, la mémoire des pierres s'en souvient. 
Muettes, elles sont pour préserver leurs intrigues, 
Laissant le soin à chacun, d'interpréter le passé. 
Je vois cette demeure pour la première fois,
Et pourtant, des souvenirs déjà me reviennent ...

Elle était brune, très brune, aux yeux noirs.
Son regard dégageait une magie de ciel d'azur.
Comme un songe poétique aux rives lointaines,
D’où me parvenait le timbre sensuel de sa voix,
Parfois voilée d’un velours de soie muscade.
Mystérieuse mélodie porté par le son des guitares…

Il pleuvait à Gérone, et Figueras pleurait Dali,
Sa voix portait les stigmates de la tristesse.
Le rouge l’enveloppait, le noir tranchait.
La mer berçait Cadaquès et Portlligat.
La vie se poursuit, sans oublier ses bâtisseurs.
De nouveau, elle chante les gloires défuntes…

 

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 Port de Cadaquès.

 

 

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03/04/2019
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Saint-Valentine's Day.

Saint-Valentine's Day.

 

LONDRES, le 14/02/1475

 

Par un matin de février froid,
Sur les bords de la tamise,
Othon de Grandson et moi,
Devisions en supposant des prophétises,
Lesquelles! L’amour devait avoir droit,
Pour le respect des amoureux 
Sans qu’ils soient montrés du doigt,
Par certain trop vaniteux...
Je compte sur mon ami discret,
Afin que cette missive
Te soit remise en grand secret.
Puis que notre amour survive.
Depuis que ton père eut appris,
Notre liaison de cœur, passionné, 
Ma tête fut mise à prix
Et toi, dans la tour enfermée…
Quand tu recevras cette rose,
Je serai déjà bien loin,
Je sais, c’est bien peu de chose
Mais regarde-la bien…
Sur un pétale,
Au plus près de son cœur,
À l’encre lacrymale,
J’ai écrit avec pudeur,
Une poésie rien que pour toi,
Et notre amour interdit.
Tu n’avais pas d'autre choix,
Il fallait que tu me répudies.
Ton père, le lord, et la noblesse
Te souhaitaient pour époux
Toi la belle princesse,
Certainement pas ! Un sans-le-sou,
Que j’étais à leurs yeux,
Un peu trop "crazy poet"
Perdu la nuit en des lieux
Genre "tavern " et "cabaret"…
Dès que ma lettre sera à toi
Puis, si tu as trouvé le poème,
Alors seulement, je reviendrai vers toi,
Avec mon cœur de bohème.
Il me suffira d’une question
Et toi d’une seule réponse, 
Toutes deux en ta possession
Pour que l’amour triomphe…
Un an après, jour pour jour,
Tu avais tout en mains,
Dont le fameux sésame de l’amour,
Ton espoir ne sera peut-être pas vain…
Puisque quelques années plus tard,
Dix! Vingt! Cent! Voir beaucoup plus,
À Paris sur un grand boulevard,
À proximité d’un arrêt d’autobus,
Tu étais là ! Plus belle que jamais,
Des sourires pleins les yeux,
De toi, tremblant, je m’approchais,
Priant tous les saints des cieux…
Je t’ai dit, "je suis ton Valentin"
Je t’ai entendu dire, "et moi ta Valentine"
Tu tenais entre tes mains 
Cette magnifique rose mutine,
Et ce vélin jaunit par les ans,
Sur lequel je t’avais écrit ma poésie,
T'exprimant l’immensité de mes sentiments,
Nous ! La prose et la rose unit pour la vie…

Coïncidence, hasard ou destin,

Cette date nous apporte bien des surprises,

Parait-il que la saint Valentin,

Serait née sur les bords de la Tamise…



Nous étions à PARIS le 14/02/2025…

 

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14/02/2019
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Sans gloire.

 Sans gloire

À regarder le temps passer.
Sans jamais m’en lasser.
Quand dans tes bras, enlacé,
L’amour revit son passé.

Et tout ce temps qui passait,
Sans jamais revenir,
Le temps ne revient jamais,
Il appartient aux souvenirs…

Je le regardais partir,
Parfois sans regret,
Quand il s’agissait du pire,
Sans grand intérêt…

Un temps parfois écrit,
Dans un déluge d’imagination
Pour nourrir ma poésie,
Sans aucune autre passion.

Un temps pour moi désormais révolu,
Quand gagner par la sagesse,
Oubliant tous ces malentendus,
Sans gloire ! Car due à la vieillesse.

C’est si simple de plaider coupable,
Et demander ton pardon,
Quand, pour toi intouchable,
Partir, pourrait te laver de ces affronts…

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25/01/2019
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Ses dix-huit ans.

Ses dix-huit ans

 

Il vous a donné ses 18 ans
Il se croyait affranchi,
Et n'était qu'un tendre innocent...

Vous lui avez tout permis,
alors il a tout osé,
Parfois il en a rougi...

 

Avant vous Madame ! Il couchait,
Avec vous il  découvre l'amour,
Le temps passait, il grandissait...

A vos côté il envisageait l'avenir
IL vous désirait pour la vie,

Vous aviez les mêmes désirs...

 

Alors il vous demanda en mariage,
Le plus naturellement du monde,
Vous n'avez pas voulu écrire cette page...

Vos deux mains dans ses cheveux,
Avec un sourire de mère à son enfant,
Vos yeux dans le profond de ses yeux...

 

Il a compris sans trop comprendre,

Dans ces mots de longs silences,

Tout de l’amour, et de ses méandres…

 

Vous lui avez fait tout connaître

De l’amour, à son plus grand chagrin,

À s’en jeter par les fenêtres…

 

Il était perdu comme un oiseau,

Sans « vous », dans un grand ciel gris,

Plus jamais dans son cœur il ne fit beau.

 

Vous avez Madame, disparue pour toujours,

Rieuse, gaie, joyeuse très heureuse,

Disant  « je t’aime comme au premier jour… »

 

Emportant dans votre petit ventre rond,

Un de vos désirs gardés bien secret

Qu’il ne savait être, fille ou garçon…

 

Il a pleuré toutes les larmes de son corps,

A en noyer son cœur trahi,

Restant seul sur son île, sans plus de trésor…

 

Votre désir farouche d’être mère,

Seule avec votre enfant,

Est allé jusqu’à détruire le père…

 

Après l’avoir violé cœur et âme,

Le laissant sans plus de nouvelles,

Vous avez repris votre chemin, Madame…

 

Depuis, il vogue sur des océans d’infortune,

Porter par des vents aux papillons noirs,

Et au clair de la lune, chacun sa chacune…

 

En des ports aux amours pas sages,

Plane l’ombre des rancœurs,

Avec quelques rescapées de naufrages…

 

 Il a mal au corps, très mal au cœur,

Peut-on mourir du mal d’amour ?

Cette maladie, au "sang"  douleurs…

 

Alors qu’il fait soleil dans un ciel azur,

Que tanguent les idées noires

Entre rêves et réalité claires obscures…

 

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 "Femme nue au miroir" Paul Cézanne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


16/11/2018
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Soixante ans.

Soixante ans !

 

Soixante ans, berges, balais, bougies !
Non rien de cela ! Soixante printemps,
Et toujours ce même sourire éclatant,
Pour accepter tous les aléas de la vie.

C’est un peu l’automne de la destinée.
Les souvenirs s’entassent pêle-mêle.
Les pensées vont se rembobiner,
Vole, vole encore les hirondelles.

Au cap des vingt premières années,
L’amour prend place en son cœur.
Union sans retour pour l’éternité,
Mari, enfant un seul bonheur.

Quatre enfants comme les saisons,
Rivières ou torrents, vagabondent
Pas toujours dans le lit de la raison,
Comme un reflet virtuel de ce monde.

Ses petits-enfants, véritable bien,
Pour cette mamie dont la jeunesse
Perdure comme un été indien,
Prodiguant, amour et tendresse.

Sans cesse au four et au moulin,
Quand le courant actionne sa roue
Que tourne la meule de son destin,
S’écoule son entrain aigre-doux…

 

 

 

 


25/09/2018
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Septembre.

Septembre.

 

Septembre, l’été peu à peu se déshabille,
Se dépouillant de ses fantasmes inassouvis,
L’automne, sitôt, s’empare de ces guenilles.
Pour en faire des souvenirs aigris.


Septembre, le soleil redescend sur terre.
Oublié ! Ces corps dénudés à dorer sur demande,
Notre regard le rejette de l’été salutaire.
Le considérant comme un mois sans légende…

En septembre, passes en automne nos sentiments,
Emportés par les précoces pubs de noël,
Comme des feuilles mortes dansant avec le vent,
Au son de l’accordéon, sur un air intemporel.

 

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Peinture à l'huile sur carton toilé format carte postale

 

 


07/09/2018
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Sourire.

Sourire.

 

Un sourire, pour ne rien dire,
À la place des mots,
Parfois si maladroits…
Un sourire, qui veut tout dire.
Pour celui qui le reçoit,

Le sourire, c’est notre A.D.N.
La partie visible de nos gènes !
Sourire ça ne s’apprend pas,
C’est inné, c’est en soi !

Le sourire, c’est pure et sincère
Comportant bien des mystères,
Dissimulant aussi des misères,
Le sourire est peut-être ? Une prière.

Il est le soleil de notre visage.
La lumière de notre cœur, 
Le muguet de notre âme
Le sourire porte bonheur.
Il  nous parfume la vie…

Puis tous ces sourires,
Qui se dessinent sur les lèvres.
En évoquant ces souvenirs,
Qui nous donnaient tant de fièvre…

Les sourires ça se donne,
Ça s’échange avec plaisir,
Parfois même ils pardonnent,
Avec un léger soupir…

Un jour, je t’ai demandé, à l’oreille.
De me donner un présent,
Rien qu’à toi, vraiment personnel,
À toi seul, appartenant.
Alors tu m’as offert ton plus beau sourire…

Là ! Je le garde depuis toujours.
Tu vois je souris, je vous souris,
Je souris à la vie à l’amour.
Je souris, donc je vis…
Sourire d’aimer…

 

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17/05/2018
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S

Soutenir la comparaison.

Sa forêt de vie....

Si j'étais

Scène de crime...

Si nous parlions d'amour...

Sordide.

Son autre vie

Saisons

Solitude, avec ou sans "S" ???

Si je devais partir...


29/08/2017
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