SANS PRÉTENTION, ni IMPORTANCE

SANS PRÉTENTION, ni IMPORTANCE

Retour...


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 Retour…

Vague à lame, tranchante comme un rasoir, eau rage en ruisseaux rugissants, ombres noires au tableau des horreurs, bourgeons frissonnants au gré du vent, armoire à glace par matin d’hiver, nature austère au ciel ennuagé, gens indigents et silencieux comme des carpes, engloutis les dimanches aux habits à manger du rôti, quand ça sent bon le moka et le baba au rhum. Tempête sous crâne chauve aux épis ébouriffés, photos sépia du temps passé par le temps. Mystères de l’ouest, misère de l’est quand le sud en perd le nord, complètement à l’ouest et à côté de la plaque, dégoût des couleurs sales, d’un printemps plus ou moins vieux… Souvenirs tagués sur les murs décrépis de ma mémoire, tout là-bas au fond du couloir sans lumière somnolent dans le noir…
Puis un rayon de soleil, éclosion des bourgeons, eau calme et limpide des rivières tranquilles, sourires des fleurs retrouvées dans une nature indolente, rires des gens indignés, soudain revivant dans l’oubli du temps, et toujours et encore ce soleil, venant taquiner la tristesse… D’un retour !!! 

Mais plus je regarde ce soleil, plus il te ressemble, cela me rassure.


16/04/2016
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