SANS PRÉTENTION, ni IMPORTANCE

SANS PRÉTENTION, ni IMPORTANCE

F


Femme convoitée.

Femme convoitée.

 

 Un bouquet de proses 
Garnis de quelques roses,
Dans un vase de vers,
Tout d’or recouvert…
Déposé à votre demeure,
À l’aube des rumeurs.
Lui qui se languit d’attendre
De vous ! Veux prétendre…
Lui ! Ombre de vos nuits,
Prolongement de votre vie,
Partout où vous êtes
Apparaît sa silhouette.
Vos rêves se dessinent.
Chargés d’adrénaline…
Chaque matin cette offrande,
Ne peut-être une légende ?
Qui est ce mystérieux poète ?
Vous contant fleurette…
Cela devient une réalité.
Avec ô combien d’anxiété…

Vous semblez seule au monde.
Et quelque peu pudibonde.
Vous ressemble-t-il ?
Son cœur a-t’ il élu domicile ?
Dans votre tristesse,
Ou bien, sa timidité le stresse…

Car si votre beauté le grise,

Celle-ci également le paralyse...

 

l'inconnue.JPG

 

"L'inconnue", croquis au crayon.

 

 


10/04/2019
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Fleurs de cimetière.

Fleurs de cimetières

 

 Je m’en reviens fleurir ma tombe,
Car j’aime bien les fleurs,
Surtout les immortelles.

Je m’en reviens fleurir ma tombe,
Sans signe de croix, sans signe de toi,
Cygnes d’étang qui passent.

Je m’en reviens fleurir ma tombe,
par de belles fleurs que j’arrose,
Avec de l’eau d’ici, de l’eau de là,
De l’eau-de-vie, de l’eau de rose.

Je m’en reviens fleurir ma tombe
Souvent, car même dans les cimetières,
Les fleurs se meurent.
D’ennui, de sècheresse, de rien.

Je m’en reviens fleurir ma tombe,
Et profite de me balader 
Entre les allées sans venues,
Dans un silence de mort.

 

Je m’en reviens fleurir ma tombe,
Moi qui aimais les voir s’épanouir,
En les regardant du dessus,
Aujourd’hui voir leur dessous
Ne me fais pas sourire…

Je m’en reviens fleurir ma tombe,
Sans tambours ni trompettes,
Sans larmes ni regrets,
Si ce n’est que celui d’avoir existé,
Dans l’incompréhension de moi-même !

Je m’en reviens fleurir ma tombe,
Car moi seul le fais, et pour cause,
N’est plus juste récompense,
De vivre sa mort, tout comme sa vie,
Dans l’indifférence d’autrui…

Je m’en reviens fleurir ma tombe,
Dans ce printemps sans fleurs,
Fleur de printemps, je vous attends,
Sous la pluie battante à contrevent,
Y a plus d’saisons, tout fou l’camp…

Je m’en reviens fleurir ma tombe,
Comme au bon vieux temps,
Celui des vivants, ces bons vivants,
Qui ! Promenant leur cœur, 
D’erreurs en erreurs jusqu’à les noyer,
En de vagues pleurs…

Je m’en reviens fleurir ma tombe,
De tout temps, automne hiver,
Comme la mode qui se démode,
Printemps été, nouvelle vague,
Pour trouver l’âme sœur de tristesse,
Fleurs d’amour, amour de cimetière…

 

 Je m’en reviens fleurir ma tombe,
Aujourd’hui, ça tombe bien !!!
Plus de fleurs, plus de vases... disparus !
Vandalisme gratuit, je ne suis pas juif !
Mon épitaphe « mort pour la vie »  Taguer !
Je n’ai plus de religion, ou athée catholique…

Je m’en reviens fleurir ma tombe,
En l’honneur de ma mémoire,
Pour un pardon, un repentir,
De ne pas m’avoir assez aimé
Afin de vous offrir plus d’amour,
Enfermé que j’étais dans mes questions.

Je m’en reviens fleurir ma tombe,
Sans prière ni blasphème,
Je n’en veux qu’à moi-même
À mes parents aussi, de m’avoir rien dit,
De ce qui m’attendait après l’enfance,
Paix à leur âme, au regard de leur vécu.

Je m’en reviens fleurir ma tombe,
Jusqu’au jour où j’en aurai marre,
Et comme les autres, je me lasserai,
Me laissant tomber pour de bon,
Tombe, tombé, tombale…
À la vie, à la mort, aller, j’me barre.

 

 

 

 

 


09/04/2018
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Florès ex malo

« Flores ex malo»

 

 

 

Toi, la promise jadis,
Quand les commandements étaient dix.

Toi aujourd’hui, la souillée,
La battue, la violée, la dénaturée…

Par la main de l’homme bête,
Plus qu’un animal, ayant bien plus de têtes.

Pour te conserver intacte dans tes lois,
De manière à vivre avec toi, et non contre toi…

La descente aux enfers est probatoire,
Pour nous tous, depuis si longtemps au purgatoire…

La sentence est irrévocable et prononcée,
Seul le jour « J » pour sceller notre sort est à déterminer.

Regarde un peu ce qui naît de tes entrailles,
La peur grandit, jamais de ma vie, je n’ai fait telles semailles !

Ils t’ont pourri au plus profond de tes chairs,
Les jardiniers de l’enfer, ont profané notre bonne mère la terre…

 

 

 

Quand s’écrouleront les pyramides !

 

 

Florés ex malo huile sur papier noir cartonné de 360x510.JPG



"Flores ex malo", Huile sur papier noir cartonnée de 360x510



04/02/2018
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F

Fracture.

Fin de vie.

Façon de parler...

Futurs souvenirs

Femme et amour...


29/08/2017
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