SANS PRÉTENTION, ni IMPORTANCE

SANS PRÉTENTION, ni IMPORTANCE

M


Mer de toutes les conquêtes.

 

Mers de toutes les conquêtes…

Comme une « terre » promise,
Pour une autre vie exquise,
Ils attendent impatiemment
De partir en fier conquérants,
Sur la route de tes amours…

Route du rhum,
Route de la soie,
Route des épices,
Route du café,
Pour eux !!!
Route des amours…

Étant à la croisée de tous les chemins,
Tu permets aux plus hardis marins,
D’acquérir titre de gloire et de noblesse
Par fort soleil, ou terribles averses…
Marqué à tout jamais dans leur sillage.

Vendée globe,
Tour du monde,
Transat en solitaire,
Multicoques démentiels,
Ou encore rameurs fous…

Leur appétence n’aura de cesse,
Te voulant tous pour maîtresse,
L’espace d’un très long court,
Sans espoir parfois, de retour…
Vaincre ou mourir sur tes vagues.

Mers du Sud,
Mers du Nord,
Mers fermées,
Mers ouvertes,
Mers si salées…

 


Trafic intense jour et nuit,
Sur des embarcations de survie,
Passeur d’hommes, dragueur de morts,
Ils t’utilisent sans aucun remord…
Tu en deviens leur complice…

Mer agitée
Aux enfants disparus,
Mer tant attendue
Des congés payés…
Mer de tous les mots.

Tu passes du meilleur au pire,
De malheur en beaux sourires
Mer chaude aux plages de sable d’or,
Mer de glace, par tribord et bâbord…
Mer ! Toi qui rogne nos terres…


 

 

 


18/11/2017
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Mer indigne.

Mer indigne.

 

Un regard circulaire, 
Puis un autre,
Je ne vois que l’horizon,
Cette ligne imaginaire,
Semblant être écrasée,
Entre ciel et mer…
Je te vois toi la mer,
Je ne vois que toi,
Quel grand calme…
Pourtant !
Combien de marins,
As-tu englouti ?
En tes entrailles,
Sombre comme la mort,
Chargées de funérailles.
Que tu sois mer ou océan,
Tu emportes au néant,
Pauvres mécréants,
Et marins chevronnés.
Des veuves pleurent,
Des amours se meurent,
Et toi, tu nous leurres…
De rêves et d’illusions.
Pour soudain dresser,
Devant leurs bateaux,
Des murs « d’eau’ rage »
Dix fois plus haut 
Que leur coquille de noix.
Puis ensuite,
Contempler le naufrage,
Après avoir envoyé,
Par le fond, 
Leur vie, et leur foi…
Je ne t’aime plus tu sais,
Pourquoi cette attirance ?
Des uns et des autres,

Envers ton étendue,
Sans vie,
En « appâts rances ».
Puis si cela ne suffisait pas,
Tu viens en force 
Sur les rivages,
Pour tuer encore,
Ceux qui n’osent pas,
Prendre le large…
C’est du vécu,
C’est du carnage…
Tu te venges,
Des relents de poubelles,
De pétrole, et ferraille,
Que tu ingurgites,
Par la force de l’homme,
Tu es en indigestion,
De tous ces mélanges,
De déchets industriels,
De résidus, d’antiquaille,
De mort subite,
Tu es le muséum, 
De la bêtise humaine.
Je ne t’aime plus.
Malgré tout, 
C’est sans rancune,
Que j’implore Neptune,
Pour calmer,
Ton tempétueux caractère,
Ombrageux à outrance… 
Poètes et prosateurs,
Ce sont pourtant
Inspirés sans hésitation,
De tous tes états d’âme,
Pour clamer leur amour,

L’amour… de la mer,

D’une mer indigne…

 

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10/11/2017
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Mosaïque des sens.

Mosaïque des sens.

 

Une main, pour mieux te distinguer dans le noir,

Un œil, pour te couvrir de doux regards,

Une oreille, à l’écoute de ton cœur parfois fragile,

Un nez, s’enivrant de tes parfums subtils,

Une bouche, sans cesse en recherche de tes lèvres,

Gourmande de baisers sensuels tout en fièvre…

 

Une main, du cœur comblant le vide de mes silences.

Un œil, guettant le moindre geste de ta présence…

Une oreille, au plaisir intense de tes soupirs intimes,

Un nez, en recherche du parfum de rose sublime,

Une bouche, aux déclarations d’amour romantiques,

Avec des mots comme naturel à vocation poétique…

 

Une main pour te montrer le chemin, à ne pas suivre,
Un œil toujours ouvert sur les écritures du grand livre.
Une oreille assez fine, pour tout entendre même le pire

Un nez, avec ce qu’il faut de flair, pour tout « ressentir »

Une bouche qui ne saurait mentir pour rien au monde,
Aux vérités pas bonnes à dire, sincères et profondes…

 

 

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07/11/2017
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Mon grand ciel bleu.

 Mon grand ciel bleu

Je ne voudrais plus dormir dans ce grand ciel bleu,
Aux mille amours pleurés à deux.
Gommer de ta mémoire tous ces matins gris,
Quand défilent les spectres de tes insomnies.
Ne plus voir pleurer comme neige de printemps,
L’arc-en-ciel souvenir de tes vingt-ans.
S’il fallait pour t’offrir l’oubli, donner ma vie,
Je le ferai avec grande joie, sans contrepartie…
Partir, pour te voir sourire avec l’âme en paix,
Bien sûr, je le ferai de tout cœur, sans aucun regret.

Je ne voudrais plus dormir dans ce grand ciel bleu,
Et voir défiler ma vie, en fermant les yeux.
Toutes ces images comme des bandes dessinées,
Animent sans pudeur mes nuits désordonnées.
Refusant parfois de dormir, pour ne pas perdre le fil
Puisant d’autres épisodes, en un imaginaire bédéphile.
Pour en faire des remakes colorisés, au parfum vintage,
Repassés en boucle dans un cerveau en recherche d’arpège.
Ma vie sur grand écran dans la nuit de mes jours.
Me devient un supplice, au détriment de l’amour. 

Je ne voudrais plus dormir dans ce grand ciel bleu,
Hôtel référencé cinq étoiles, des gens heureux.
Quand d’autres sans amour s’en vont pieds nus,
Misère et corde autour du cou, vers l’inconnu…
Je voudrai parcourir le monde à genoux, et prier 
Ces dieux austères, aux richesses inappropriées…
Pendant ce temps-là, dans un douillet confort,
Nous oublions trop, dans un tout autre décor,
Ces mercenaires de tous pays, risquer leurs vies,
En combattant de guerres aux horribles tueries…


09/10/2017
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Mon automne...

Mon Automne…

 

 J’aime ton nom, Automne,
Malgré qu’en mon cœur frisonne,
Cet amour d’été embrumé,
Dans tes effluves du passé…

J’aime ton nom, Automne,
Quand en mon âme il résonne,
En entendant cette chanson
De Paul Verlaine. Ô belle saison…

J’aime ton nom, Automne,
Quand le paysan chantonne,
Celui d’Apollinaire, dans le brouillard,
Avec son bœuf, sous l’œil des charognards…

J’aime ton nom morne saison,
Quand voulant entrer dans la maison,
Le vent se joue des feuilles mortes,
Grelottant devant ma porte…

Anna de Noailles, telle une abeille,
Évoque l’été luisant en sommeil,
J’aime ton nom Automne,
Rimant avec amour, c’est tout comme…

J’aime ton nom, comme un certain Prévert,
Quand tes couleurs chaudes, attendent l’hiver,
Pour l’enterrement des feuilles mortes,
Qu’un vent du nord au loin emporte…


Écrit le 22/09/2017, en un endroit là où l’automne ne paraît pas encore, Perpignan ! Au coin du cours Palmarole et du boulevard Wilson, , en bordure de « la Bassa »  le temps d’un café tout en admirant cette magnifique allée de platane…

 

 

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23/09/2017
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M

Mon Alphabet, à moi...

Mots de gare.

Mon ami le poète...

Mon coeur est en automne...

Mais qui êtes-vous, et où êtes-vous ?

Mon ami de coeur...

Mon pays, c'est vous !!!

Moi, ce que gens pensent....


29/08/2017
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