SANS PRÉTENTION, ni IMPORTANCE

SANS PRÉTENTION, ni IMPORTANCE

Bars, bistrots, estaminets....

Bars, bistrots, estaminets…..

 

Si je vais au bar le matin, et ou le soir….

Ce n’est pas simplement pour y boire,

Mais regarder, écouter, entendre et voir,

Chaque jour est différent, surtout dans le noir,

Toutes les nuits, attendent un nouveau jour,

Croyant dur comme fer, à un nouvel amour…

Viendra, viendra pas, parée de ses plus beaux atours ?

J’irai à sa rencontre… non pas sans un détour…

 

Si je vais au bistrot, du coin de ma rue,

C’est pour y trouver de belles inconnues,

Oui !!! Ces phrases qui fusent, impromptus…

Lancées à la cantonade, par quelques sots-grenus…

Ces endroits ludiques, sont mes bibliothèques,

Où se croisent faux bourgeois, et métèques,

Pour l’espace d’un instant, philosophes grecque…

Après quelques verres de bière ou de blanc sec…

 

Si je vais dans quelques estaminets,

Ce n’est que pour y retrouver, la notoriété,

De tous ces humbles poètes de rues, oubliés…

Boire est secondaire, et dérisoire, mieux vaut chanter…

Planche  de salut, pour l’éternité, bienfait salutaire,

Au diable ces donneurs d’ordre sanguinaires,

Aux «  vindictes » et politiques impopulaires,

Remplissant sans scrupule, prisons et cimetières…

 

Si je vais dans quelques tavernes un peu loufoques,

Quand dansent des nuits, les plus baroques,

Il n’est pas rare que ça bande fort dans les frocs…

Et qu’il « mouille » dans les petites culottes…

Rien de tel, pour briser l’ennui et donner gout à la vie,

Que quelques rencontres dans ces lieux, entre amis…

J’ai dit amis ?? Amis, amitié, mots bannis…

Télé et ordi, ont tout anéanti, créant une autre vie…

 

Si je vais dans différents troquets,

Y rencontrer tout genre de paltoquets…

Fiers et impudents, bien ou mal « loqués »

Parfois même de vrais « freluquets »

C’est pour m’imprégner, et humer, les doux matins,

Après une nuit passée, en simple observantins…

 Refaire le monde pour certains, et menus-tapins.

Puis se quitter, chacun retournant vers son destin…

 

On y retourne encore avec mélancolie, aujourd’hui,

Ce n’est que pour retarder l’appel du lit…

L’âge n’y est plus, et on n’aime plus le whisky…

Mais ce retour programmé, vers ces douces folies

Ravivent en nous ces éclats de sourires,

Dans ces mêmes miroirs, aux souvenirs,

S’exaltent alors en nous, plaisir et désir…

Il est l’heure de rentrer mon amour, puis de s’assouvir…

 

J’aurai aimé vous le dire tout en poésie,

Avec des lettres et des mots, sculptés avec frénésie,

Puis « piochés » dans l’alphabet de mes envies,

 Vous les offrir, tout dans  l’art de la calligraphie.

Mais tous ces verres, et mélanges engloutis,

Plongent mes vers dans les profondeurs de l’oubli,

Dans un  univers personnel, mi-enfer, mi-pardis

Quand se referment sur moi… les portes de la nuit.

 

                                                         Joël DELAUNAY  le 21/07/2014

 

 



08/04/2015
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