SANS PRÉTENTION, ni IMPORTANCE

SANS PRÉTENTION, ni IMPORTANCE

Et si mon plus bel amour...

 

 

 Et si mon plus bel amour ! 

 
Ensemble, nous avons grandi,
Sur les bancs de la même école.
De la maternelle, à la sixième,
J’ai vu grandir tes sourires.
Sur mon cahier de brouillon,
Mon premier amour, je t’ai écrit,
Avec des mots aujourd’hui frivoles,
Voulant quand même te dire, je t’aime.
En cachette sans se faire punir,
Le temps de nos premières illusions.

Ensemble, dans l’église de ce petit village,
Nous avons déclaré avec ferveur,
Notre profession de foi.
Tu ressemblais à une petite mariée.
Je t’écrivais sur mon cahier de prêche,
À en noircir toutes les pages,
Des lettres d’amour affirmées sur l’honneur.
Tu croyais en moi, je ne voyais que par toi,
En secret, nous nous sommes alors promis juré,
De revenir dans dix ans, pour une grande messe…

Ensemble, nous avons découvert nos corps,
Dans un grand champ de blé.
Sous le regard rieur, des oiseaux moqueurs,
Devant notre maladresse de la première fois.
Nous riions avec eux, de ce tendre moment…
Sans que je n’ose d’avantage encore,
En savoir plus de ta nudité,
Ne voulant déflorer la pudeur,
En la fraîcheur de ton enfance en émoi,
Puis !!! Nous n'avions que douze ans…

 

Etait celui-ci ???

Joël Delaunay, le 17 avril 2016 un jour (une nuit) d’école buissonnière… Quand se réveille et me réveille ma S.P.A. l’écriture n’est qu’un médicament finalement… Et les souvenirs pas toujours vivants en ma mémoire, issus d’un autre temps, servent ma dérision de l’oubli… Je crois bien qu’il y avait aussi des coquelicots dans ce champ de blé, de la ferme de mes grands-parents…



19/04/2016
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