SANS PRÉTENTION, ni IMPORTANCE

SANS PRÉTENTION, ni IMPORTANCE

L'heure des comptes...

2016 08

L’heure des comptes…


Prends bien soin de toi ;
Protège-toi,
Protège-toi de moi,
Suis-je guéri ?
Ou bien alors dans le déni…
Sans repère dans la vie…

Pourquoi est-ce si difficile,
Chaque matin de se lever,
Tous ces gestes si futiles,
Devenant véritable corvée.

Toutes ces envies de faire,
Tous ces plaisirs tant désirés,
Se transforment en calvaire,
Mais je ne veux pas de votre pitié…

C’est à la fin du marché,
Que vient l’heure des comptes,
Il faut payer sans rechigner,
Sans peur de laver sa honte…

Toute semence, donne récolte,
Alors il me faut engranger,
Même d’un air désinvolte,
Mes succès et mes ratés.

Le destin en a décidé de la sorte,
Se conformer à des règles de vie,
Pour sortir par la bonne porte,
Sinon gare à l’addition, c’est ainsi.

 

Prends bien soin de toi ;
Protège-toi,
Protège-toi de moi,
Suis-je guéri ?
Ou bien alors dans le deni…
Sans repère dans la vie…

Je n’ai nul excuse, à formuler.
Bien au contraire,
Je devrai te remercier,
D’avoir supporté mon caractère…

Puis de m’avoir amené jusque-là.
Aux portes de mon ultime destinée,
Mes parents souviens-toi,
T’avais gentiment avisé…

Cela n’a pas freiné ton amour,
Tu as voulu unir nos vies,
La tienne si organisée, bien à jour,
La mienne ! Un chantier en fouillis.

Je traine ma vie comme un boulet,
Au début sans savoir pourquoi,
Puis au fil de toutes ces années,
Trouver enfin ce qui ne va pas…

Est-ce pour cela que je croquais la vie ?
De peur qu’elle m’échappe,
Et de n’en point assouvir mes envies.
Puis mourir sans que je les rattrape…

Prends bien soin de toi ;
Protège-toi,
Protège-toi de moi,
Suis-je guéri ?
Ou bien alors dans le deni…
Sans repère dans la vie…

J’ai mal dans mon cœur,
J’ai mal dans ma peau,
Pourtant, tu es mon bonheur,
Mon seul et unique credo…

 

Ais suffisamment de force
Pour ne pas pleurer,
Pardonne mes entorses,
Je voudrai encore t’aimer…

Je ne mérite aucune de tes larmes,
Tu as trop pleuré pour moi,
Brisant la vie de nos charmes,
J’ai ouvert le chemin de peine en toi…

Je voudrais te crier, je t’aime,
Quand dans tes bras ouverts,
Viendra l’heure des chrysanthèmes,
Pour fumer dans les airs…

Je voulais me cacher pour ce départ…
Mais trop tôt ! Ce n’était pas l’instant,
L’amour nous a rattrapé, pas par hasard.
Il est en nous, encore combien de temps ?

Prends bien soin de toi ;
Protège-toi,
Protège-toi de moi,
Suis-je guéri ?
Ou bien alors dans le deni…
Sans repère dans la vie…

Pour ce grand dernier voyage,
J’emmènerai tes jolis sourires,
Comme seul et unique bagage,
Pour égayer ce nouveau devenir…

 

Souviens-toi des roses de Picardie,
Et ce petit croissant du dimanche matin,
Que je déposais sur notre lit,
Souviens-toi de ces doux moments.

Je dépoussière nos souvenirs,
De notre univers mouvementé,
Sans hésiter d’occulter le pire,
Comme si j’étais l’homme rêvé…

Je voulais tout faire pour te plaire,
Attirer tes rêves dans mes fantasmes…
Puis je m’égarais dans ses contraires,
Ne récoltant que des sarcasmes…

Là où je vais, je t’aimerai encore,
Cela suffirait-il pour un pardon ?
Et faire partie des meilleurs morts,
De ceux qui partent sans raison.

Prends bien soin de toi ;
Protège-toi,
Protège-toi de moi,
Suis-je guéri ?
Ou bien alors dans le deni…
Sans repère dans la vie…

 

Joël delaunay, le 27 Août 2016, pourtant que la vie est belle… Que la mort viendra briser.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



27/08/2016
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