SANS PRÉTENTION, ni IMPORTANCE

SANS PRÉTENTION, ni IMPORTANCE

Quand je me parle...

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Quand je me parle…

Oui quand je me parle à moi,
Quand je me parle tout bas…
Pour que personne ne puisse entendre,
Ces mots durs et tendres…

Regarde cette lueur vacillante,
Regarde cette bougie agonisante,
Elle dessine sur les murs de la mort,
Des ombres que je vois encore…

Cette clarté d’un jaune orangé,
Dans cette nuit des plus troublée,
Danse virevolte chancelle, mais vit
Alors qu’une femme se meurt, sur ce lit…

Les heures passent interminables,
Je ne sais quoi faire et dire, c’est minable,
C’est la première vois que je vois s’évanouir,
La vie d’un corps, en train de mourir…

Vingt-ans plus tard, j’ai encore ce bout de chandelle,
Qui m’accompagna cette nuit, pour veiller sur elle,
Maman, tu n’es plus, depuis je me sens orphelin,
Je vois ton sourire comme quand j’étais gamin…

Quand je me parle à moi,
Je sais que tu entends ma voix,
Pourtant, je parle tout bas,
Et tu me réponds, chaque fois…

Joël Delaunay, un soir de juillet 2016…

 

 



21/07/2016
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