SANS PRÉTENTION, ni IMPORTANCE

SANS PRÉTENTION, ni IMPORTANCE

Sa forêt de vie....

 Sa forêt de vie…

Par un matin de frileux printemps,
Au croisement,
Entre faunes nocturne,
Et faunes diurne.
Sur la plus haute branche d’un chêne,
Est venu se poser un poème.
Ça se passait en forêt de Bohême.
Sous les regards inquiets,
De l’ibis pourpre orangé.
De la biche effarouchée,
Aux yeux doux maquillés.
Des petits culs blancs,
Courant en zigzaguant.
Des bruyants phacochères,
Fouillant dans les bruyères.
Du rusé et très habile,
Rouquin goupil.
De l’opportuniste blaireau,
En chasse de mulot.
D’un couple alpha de loup,
Regagnant la meute.
D’un petit végétarien solitaire,
L’écureuil voltigeur des airs.
Sans déranger la marmotte,
Et son papier aluminium,
Pas de forêt sans cerf,
Aux larges bois élégants,
Cette forêt aux allures
Des plus étranges,
Aux sectes obscures,
Aux marginales franges,
Faisant régner la terreur,
En guerres ouvertes,
Et guérillas secrètes,
Sans que puisse se déclore,
Depuis la nuit des temps
Les clivages existants,
Dans les genres,
Et les communautés…
Chaque arbre dissimulant une forêt,
Avec ses règles et ses lois.
Véritable musée des horreurs,
Dans cet univers de jungle,
Sous le joug de la loi du plus fort,
Sans orée ni lisière,
Sans garde forestier,
Ni aucune frontière,
Entre le mal et le bien,
N’osant plus avancer,
Ne sachant où il va,
Ne regardant plus derrière,
Pour n’y constater que dégâts,
La peur ne lui est plus étrangère,
Mais trop souvent mal conseillère…
Égaré qu’il est,
Ne sachant plus qui il est…
Dans sa forêt de barres H.L.M.
Aux différentes ethnies,
En éternel conflit mortel…
Sa couleur, il s’en moque,
Parfois rouge colère,
D’autres fois blanche peur…
Pas de prière envers des dieux,
L'ignorant dans sa misère.
Alors se rappelle à lui ce poème,
Dont il se souvient
Uniquement de la fin,
Disant à peu près ceci,

« Dans ce vaste univers,
Vous êtes devenus fous
Retour vers l’état sauvage,
Toujours plus pervers,
Venant d’un autre âge… »

Dans la jungle terrible jungle,
Les lions ne sont pas morts…
Pourtant que la montagne est belle…

Joël Delaunay, le 3 mai 2016, quelques brins de muguet un peu en retard comme celui de mon jardin,
quand les pavés remplacent les clochettes, les mots tintent autrement, la muse change et l'inspiration vient d'ailleurs...



03/05/2016
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