SANS PRÉTENTION, ni IMPORTANCE

SANS PRÉTENTION, ni IMPORTANCE

Mer indigne.

Mer indigne.

 

Un regard circulaire, 
Puis un autre,
Je ne vois que l’horizon,
Cette ligne imaginaire,
Semblant être écrasée,
Entre ciel et mer…
Je te vois toi la mer,
Je ne vois que toi,
Quel grand calme…
Pourtant !
Combien de marins,
As-tu englouti ?
En tes entrailles,
Sombre comme la mort,
Chargées de funérailles.
Que tu sois mer ou océan,
Tu emportes au néant,
Pauvres mécréants,
Et marins chevronnés.
Des veuves pleurent,
Des amours se meurent,
Et toi, tu nous leurres…
De rêves et d’illusions.
Pour soudain dresser,
Devant leurs bateaux,
Des murs « d’eau’ rage »
Dix fois plus haut 
Que leur coquille de noix.
Puis ensuite,
Contempler le naufrage,
Après avoir envoyé,
Par le fond, 
Leur vie, et leur foi…
Je ne t’aime plus tu sais,
Pourquoi cette attirance ?
Des uns et des autres,

Envers ton étendue,
Sans vie,
En « appâts rances ».
Puis si cela ne suffisait pas,
Tu viens en force 
Sur les rivages,
Pour tuer encore,
Ceux qui n’osent pas,
Prendre le large…
C’est du vécu,
C’est du carnage…
Tu te venges,
Des relents de poubelles,
De pétrole, et ferraille,
Que tu ingurgites,
Par la force de l’homme,
Tu es en indigestion,
De tous ces mélanges,
De déchets industriels,
De résidus, d’antiquaille,
De mort subite,
Tu es le muséum, 
De la bêtise humaine.
Je ne t’aime plus.
Malgré tout, 
C’est sans rancune,
Que j’implore Neptune,
Pour calmer,
Ton tempétueux caractère,
Ombrageux à outrance… 
Poètes et prosateurs,
Ce sont pourtant
Inspirés sans hésitation,
De tous tes états d’âme,
Pour clamer leur amour,

L’amour… de la mer,

D’une mer indigne…

 

notre mère poubelle.jpg

 



10/11/2017
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