SANS PRÉTENTION, ni IMPORTANCE

SANS PRÉTENTION, ni IMPORTANCE

Le jardin de mon grand-père.

Le jardin de mon grand-père.

 

 

 Je déteste les jours sans soleil qui se couchent.
Laissant l’horizon vierge de toutes sensations,
Le crépuscule laissant un goût d’amertume en bouche,
Sans parler des fleurs qui se fanent avant l'éclosion…

Je déteste ces cadres de verdure fraîchement mouillés.
Des jardins aux odeurs âcres, après la pluie d’orage,
Dominées par les senteurs d’humus réveillées,
Tristes roses éclatées, vestiges d’une météo en rage.

Je déteste la nature sans les couleurs jouant avec le soleil.
Où se taquinent ombres et lumières entre arbres et parasols,
Fleurissant de sourires, ces regards qui s’émerveillent
Devant des toiles de maître, tels les tournesols.

J’aime les joies insouciantes jalonnant de beaux étés.
Les fruits jouissent de cette abondance de douceur.
La nature s’embellit au fil des jours ensoleillés.
Même si le manque d’eau lui procure peine et douleur.

 

 Je me souviens et j’aime encore le jardin de mon enfance.
Dessiné, planté, fleuri et peaufiné par mon grand-père,
Avec mes jambes d’enfant, il me semblait immense.
Entre allées, arbres, buissons pelouse et parterres.

Je le parcourrai de long en large, jusqu’au soleil couchant.
Un mur de la maison lui faisait face, tapissé de chèvrefeuille.
Embaumant mes rêves, avant que l’arôme puissant,
D’un buxus presque centenaire se présente en écueil… 

J’aimais me cacher dans la blancheur immaculée des seringats.
Ou dans les kerrias japonisa, aux mille fleurs, j’aune d’or,
Puis ce grand sapin ! Géant du jardin dépassant le toit,
Impressionnant et majestueux, en plein centre du décor.

J’aimais la floraison abondante, des dahlias et rosiers.
Dominants sauges, mufliers et autres muscaris,
Corbeille d’argent, mais aussi les petits œillets,
Disposés en motifs à leurs pieds, comme un tapis.

J’aurais voulu que cette époque perdure à tout jamais.
Ne jamais grandir plus que les lupins ou glaïeuls,
Ne vivre qu’au rythme de la floraison d’avril-mai,
Jusqu’en automne, à l’arrivée des chevreuils…

 

C’était mon jardin, c’était mon soleil…

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10/09/2018
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