SANS PRÉTENTION, ni IMPORTANCE

SANS PRÉTENTION, ni IMPORTANCE

Avis de tempête à vie...

Avis de tempête à vie…

 

Parmi tous ces vents qui jamais ne se reposent,
Ou si peu ! 
Soufflant de tous sens, à en perdre le nord.
De sommets vertigineux,
En précipices d’infinis échos,
Il se maintenait en un équilibre scabreux.
Sur le fil de la vie, 
De l’amour,
Et de la mort aussi…
Dont il lui parlait bien trop,
Comme pour se convaincre de vivre.


Ce sont tous ces vents, sans cesse,
De par leurs variations coupables,
Aux dépressions brutales,
Le menaient en des errances fatales.
Mais l’amour ! Le sien à elle surtout,
Véritable refuge de ses peurs, de ses doutes,
De ses ombres et de ses propres silences.
Alors cet amour qu’elle lui vouait 
Avec passion et tendresse
Lui redonnait force et sérénité.
Pour reprendre le chemin de son fil…


C’est alors qu’il repartait conquérant. 
Vers d’autres mers et montagnes,
Mais toujours sans avoir la patience de vivre,
De bien vivre !
Il brûlait les étapes à corps perdus.
S’abreuvant d’amours défendus.
Dormir lui semblait mourir un peu,
Sa tête bouillonnait d’idées et de projets.
Puis ces vents ! Toujours ces vents qui rendent fou,
Nourrissaient dans l’obscurité ses angoisses,
Le plongeant de nouveau dans l’inconnu…


Nouvelle chute libre sans figure imposée,
En toute inconscience libérée…
De ses multiples vertiges de la vie,
Toujours, il s’en remettait ! Jamais seul 
Car tel un ange de rêve elle venait vers lui,
Le sortant à nouveau de ses cauchemars,
Lui offrant les lumières de l’harmonie
Sans jamais se décourager, mais avec amour.
Il lui fallait tout recommencer, se reconstruire.
Il repartait mieux que jamais avec conviction.
Et de bonnes résolutions, malheureusement éphémères.

 

Un soir de tempête, plus forte que les précédentes,
Telle une lame d’acier pourfendant le ciel
Filant entre les ailes de son ange…
Il s’en alla à la rencontre de son obsession.
Ayant un dernier regard sur l’inachevé de son vivant,
Pensant être parvenu à sa fin, il se délestait
Des poids et fardeaux bien trop lourds pour lui,
Il se sentait enfin libre et heureux de partir.
Un seul billet d’aller sans retour, ni bagages.
C’est aux urgences, comateux et tubé de partout.
Qu’il comprit en voyant son ange, que c’était raté…


Sans explication pour personne, pas même à son ange
Il se devait de retourner à son fil, sans autre forme de procès.
Gardant pour lui seul, le pourquoi de ce secret envahissant,
Qu’est cette envie prématurée de mourir
Considérant tout amour,
Comme paravent de sa profonde tristesse.
Dans l’attente qui sait ? Qu’un vent surgisse des cieux
Comme un ami venant le secourir, et rompre l’ennui de vivre.
Sans cela, il préférerait se retirer loin des siens.
Feignant le désamour avec son ange et tous ses proches,
Afin de leur éviter pleurs et regret, et disparaître à tout jamais.
 

 

 

 

 

 

 

 



25/08/2018
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